Voiture comportement et perspectives

Si aujourd’hui on peut encore trouver quelques rares situations où une voiture thermique est plus écologique (mix électrique très carboné par exemple), cela pourrait ne plus du tout être le cas rapidement et la voiture électrique, déjà en moyenne 2 à 5 fois moins émettrices de GES, pourrait être encore plus avantageuse écologiquement.

En effet, les batteries des VE sont des technologies encore récentes et les batteries NMC (nickel-manganèse-cobalt) sont progressivement remplacées par la technologie LFP (lithium-fer-phosphate) qui permettent de meilleures performances et d’éviter les conséquences sociales désastreuses de l’extraction de cobalt. Les batteries au sodium (plus abondant et plus facile à extraire) pourraient elles aussi être démocratisées prochainement.

Il faut changer nos manières de nous déplacer

Rappelons-le, le secteur du transport est responsable de 32% de l’empreinte carbone d’un français dont 52% sont dûs aux déplacements en voiture, soit au total 15% de notre empreinte carbone. [4]

La voiture individuelle, même électrique,  restera plus carbonée que les transports en commun et les mobilités douces

D’après les données de l’Ademe, disponibles via leur simulateur, on peut voir quels sont les moyens de transport les plus décarbonés. [10]

La voiture électrique émet 0,1 kgCO2eq/km. C’est déjà 2 fois mieux que la voiture thermique  (0,22 kgCO2eq/km) et c’est même un peu moins qu’un bus thermique (0,11kC02eq/km).

En revanche, tous les autres moyens de transports en communs sont moins carbonés qu’une voiture électrique : de l’autocar (3 fois moins émetteur) au TGV (30 fois moins émetteur), tous sont des alternatives plus écologiques à la voiture individuelle.

Émissions de chaque moyen de transport par kilomètre, Simulateur Ademe

Et si l’on peut imaginer que les voitures électriques vont s’améliorer avec la démocratisation de nouvelles technologies de batteries, il pourrait en être de même pour les transports en communs si l’on investissait autant d’argent dans leur développement.

En ville, il n’y a que très peu de trajets qui ne pourrait pas être effectués avec des transports plus décarbonés que la voiture individuelle (vélo, bus électrique, métro ou encore tramway). Pour les longs trajets, le TGV est le choix idéal (bien qu’à un prix assez élevé) mais le TER ou l’autocar (que l’on pourrait électrifier) constituent des alternatives décarbonées pour les longues distances.

Il existe bien sûr des espaces ruraux peu desservis par les trains où la faible densité de population rend peu rentable le développement d’un réseau de transport en commun. Dans ces zones là, la voiture électrique, qui peut être associée à la pratique du covoiturage, restera probablement le meilleur moyen de transport.

Ainsi, la voiture électrique fait partie des moyens de transports nécessaires pour une mobilité bas-carbone en 2050 mais se contenter d’électrifier le parc automobile et maintenir l’hégémonie de la voiture individuelle serait une piètre solution pour lutter contre le changement climatique.

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